Maladies identifiées par IAROD

Banque Nationale de Données Maladies Rares (BNDMR)  : mise à jour 3 Décembre 2024

- Neurofibromatose de type 1 (Code 636)

Maladie génétique neurocutanée cliniquement hétérogène caractérisée par des taches café-au-lait, des nodules de Lisch dans l’iris, des taches de rousseur axillaires et inguinales et de multiples neurofibromes.

Nombre de cas dans la BNDMR : 13 411

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- Glaucome congénital (code 98976)

Maladie ophtalmique rare caractérisée par une pression intra-oculaire élevée. Sur le plan clinique, on observe une augmentation du volume oculaire souvent associée à un oedème cornéen.

Nombre de cas dans la BNDMR : 640

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- Gliome des voies optiques (code 2086)

Le gliome des voies optiques est une tumeur bénigne qui se développe le long du nerf optique (chiasma, tractus et radiations). Il se caractérise par un trouble ou une perte de la vision, et peut s’accompagner de manifestations diencéphaliques, telles qu’une réduction de la croissance et une altération du cycle du sommeil. Le gliome des voies optiques est souvent lié à une neurofibromatose type 1 (NF1).

Nombre de cas dans la BNDMR : 318

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- Ectropion congénital isolé (code 99171)

Maladie oculaire rare caractérisée par une malposition congénitale, unilatérale ou bilatérale, des paupières inférieures ou supérieures avec éversion du bord due à un raccourcissement vertical du tissu cutané, entraînant l’exposition de la conjonctive et parfois de la cornée. Dans les cas graves, on peut observer un épiphora chronique et une kératite d’exposition.

Nombre de cas dans la BNDMR : <10

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- Glaucome juvénile (code 98977)

Glaucome rare à début précoce primitif caractérisé par une élévation importante de la pression intra-oculaire d’apparition précoce et de progression rapide, conduisant à une excavation du nerf optique et à une déficience visuelle substantielle en l’absence de traitement.

Résumé

Epidémiologie

Selon les estimations, la maladie touche 0,32/100 000 personnes avant l’âge de 20 ans.

Description clinique

Le glaucome juvénile (GJ) se manifeste généralement entre l’âge de 5 et 18 ans, mais il peut apparaître plus tard. Les patients sont initialement asymptomatiques et la maladie est souvent découverte de manière fortuite lors d’un examen de routine. Le GJ est généralement bilatéral et une asymétrie marquée entre les deux yeux peut s’observer. La pression intraoculaire augmente progressivement, entraînant une excavation du nerf optique et, à terme, une déficience visuelle substantielle et une perte du champ visuel.

Etiologie

Le GJ est causé par une altération de l’écoulement de l’humeur aqueuse à travers le réseau trabéculaire et dans le canal de Schlemm. Des mutations dans le gène MYOC (1q23-q24) ont été mises en évidence chez des patients atteints. Le gène MYOC code pour la myociline, une glycoprotéine présente dans le réseau trabéculaire et les tissus oculaires.

Méthode(s) diagnostique(s)

Le GJ est causé par une altération de l’écoulement de l’humeur aqueuse à travers le réseau trabéculaire et dans le canal de Schlemm. Des mutations dans le gène MYOC (1q23-q24) ont été mises en évidence chez des patients atteints. Le gène MYOC code pour la myociline, une glycoprotéine présente dans le réseau trabéculaire et les tissus oculaires.

Diagnostic(s) différentiel(s)

Le diagnostic différentiel inclut les autres formes de glaucome à angle ouvert pouvant survenir à tout âge, le glaucome congénital reconnu tardivement, le glaucome induit par les stéroïdes, le glaucome traumatique et le glaucome inflammatoire.

Conseil génétique

Le mode de transmission est autosomique dominant avec une forte pénétrance. Des tests génétiques peuvent être réalisés en vue d’identifier les membres de la famille à risque de développer le GJ. Un conseil génétique doit être proposé aux personnes porteuses de la mutation responsable de la maladie, afin de les informer qu’il existe un risque de 50 % de transmettre la mutation à la descendance.

Prise en charge et traitement

Le traitement médical (inhibiteurs de l’anhydrase carbonique, bêtabloquants, analogues de la prostaglandine) est souvent utile dans le traitement du GJ. Lorsque la maladie ne répond pas au traitement, une chirurgie de l’angle (goniotomie, trabéculotomie), une chirurgie de filtration (trabéculectomie), un traitement au laser (chirurgie au laser de l’angle ou thérapie au laser cyclodiode) et/ou des dispositifs de drainage de l’humeur aqueuse peuvent être envisagés.

Pronostic

Le pronostic est favorable chez les patients diagnostiqués et traités précocement. En l’absence de traitement, l’évolution vers la cécité est possible.

https://www.orpha.net/fr/disease/detail/98977

Nombre de cas dans la BNDMR : 80

- Syndrome de microphtalmie-cataracte (code 2543)

Microphtalmie-anophtalmie-colobome isolée (2542)

Définition

Groupe non syndromique d’anomalies du développement structurel de l’oeil caractérisé par une combinaison inconstante d’une microphtalmie, d’un colobome oculaire et d’une anophtalmie, unilatérale ou bilatérale, en l’absence de toute association avec d’autres anomalies oculaires de l’oeil affecté/controlatéral, et en l’absence d’anomalies systémiques.

Résumé

Epidémiologie

La prévalence de la microphtalmie est de 1/7 000, celle de l’anophtalmie de 1/30 000 et celle du colobome de 1/5 000 naissances vivantes, avec une prévalence combinée de 3 à 30/100 000 naissances.

Les malformations associées touchent 32 à 93 % des patients. Aucune prédilection claire pour un groupe ethnique ou le sexe n’a été constatée.

Description clinique

La microphtalmie-anophtalmie-colobome (MAC) est un continuum phénotypique de malformations oculaires congénitales qui se manifestent à la naissance.

Parfois, comme c’est le cas d’un colobome rétinien ou d’une microphtalmie légère, l’anomalie peut être détectée plus tard dans la vie. La véritable anophtalmie est un arrêt du développement de l’oeil au stade de la vésicule optique (entre 3 et 4 semaines de gestation), entraînant l’absence de l’oeil, du nerf optique et du chiasma. Une anophtalmie clinique (également appelée microphtalmie sévère) s’observe souvent, un petit résidu kystique étant détecté à l’examen pathologique/par imagerie.

La nanophtalmie et la microphtalmie postérieure sont des sous-types rares de microphtalmie, caractérisée par un oeil globalement normal sur le plan structurel, mais d’une longueur axiale réduite, <20 mm, et par une forte hypermétropie. Le colobome oculaire peut toucher l’aspect inféronasal de l’oeil, y compris l’iris, le corps ciliaire, les zonules, la rétine, l’épithélium pigmentaire rétinien (EPR), la choroïde et/ou le disque optique.

Etiologie

L’étiologie de la MAC est complexe et les causes sont de nature à la fois monogénique, chromosomique et environnementale. Les mutations de SOX2, de OTX2 et de STRA6 sont responsables de 75 % des cas d’anophtalmie bilatérale et de microphtalmie sévère. Les anomalies chromosomiques représentent entre 20 à 30 % des MAC. Parmi les facteurs environnementaux associés à l’anophtalmie figurent les infections maternelles, le tabagisme et l’exposition anténatale à certains médicaments.

La carence maternelle en vitamine A, l’abus d’alcool et l’utilisation de médicaments tératogènes pendant la grossesse ont été associés au colobome et à la microphtalmie.

Méthode(s) diagnostique(s)

Le diagnostic postnatal peut reposer sur l’examen clinique, l’anophtalmie réelle/clinique étant confirmée par l’IRM du cerveau et de l’orbite. Le diagnostic moléculaire peut être établi via des tests génétiques, en utilisant la puce d’hybridation génomique comparative (aCGH) ou le séquençage de l’exome/génome entier.

Diagnostic(s) différentiel(s)

Les diagnostics différentiels visent à écarter l’aniridie, la dysgénésie du segment antérieur, l’opacité cornéenne congénitale, la sclérocornée, la cryptophtalmie, la cyclopie et l’oeil kystique congénital. La MAC peut également se manifester dans le cadre de différents syndromes, il est par conséquent recommandé de faire appel à des spécialistes pour rechercher des maladies systémiques (par exemple, déficits neurologiques ou hypophysaires concomitants). Un diagnostic génétique peut être utile pour identifier d’éventuelles anomalies systémiques.

Diagnostic prénatal

Le diagnostic prénatal de l’anophtalmie ou de la microphtalmie peut être établi par une échographie 2D ou 3D au cours du deuxième trimestre (ou à 12 semaines de grossesse par échographie transvaginale) ou IRM foetale afin de visualiser l’orbite.

Conseil génétique

Le conseil génétique peut s’avérer difficile en raison du grand nombre de causes génétiques connues et de la variabilité phénotypique. Le mode de transmission est difficile à prédire en raison des mutations de novo, du mosaïcisme et de la non-pénétrance. Si un diagnostic génétique est établi, des conseils éclairés en matière de planification familiale peuvent être fournis, y compris un diagnostic prénatal et préimplantatoire.

Prise en charge et traitement

Il n’existe pas de traitement pour les patients atteints de MAC. Ces derniers doivent être pris en charge par une équipe multidisciplinaire de spécialistes, composée notamment d’ophtalmologues, de pédiatres et de généticiens cliniques. S’il existe un potentiel visuel, les enfants doivent faire l’objet d’un suivi permettant d’optimiser leur vision et de corriger les erreurs de réfraction ou le strabisme et de prévenir l’amblyopie. L’examen du fond d’oeil doit être pratiqué chez les patients atteints de colobome choriorétinien, associé à un risque de décollement de la rétine. Des aides visuelles doivent palier à la déficience visuelle. En cas de microphtalmie ou d’anophtalmie prononcée, l’orbite peut être élargie à l’aide de coques/conformateurs cosmétiques, afin de réduire au minimum la déformation du visage.

Pronostic

Les MAC isolées sont des malformations congénitales structurelles pour lesquelles il n’existe pas de traitement.

https://www.orpha.net/fr/disease/detail/2542

Nombre de cas dans la BNDMR : 20

- Glaucome secondaire (code 238763)

Glaucome secondaire à une sphérophakie/ectopie du cristallin et mégalocornée

Définition

Anomalie du développement de l’oeil d’origine génétique, rare et non syndromique, caractérisée par une mégalocornée congénitale associée à une sphérophakie et/ou à une ectopie du cristalin entraînant un blocage pupillaire et un glaucome secondaire. Les autres caractéristiques peuvent inclure un iris plateau, une iridodonésis, une myopie axiale, des chambres antérieures très profondes, des pupilles myotiques et ovales sans bords bien définis, une douleur et une irritation oculaires se manifestant par une injection conjonctivale, un oedème cornéen et une cicatrice centrale, ainsi qu’un palais ogival.

https://www.orpha.net/fr/disease/detail/238763

Nombre de cas dans la BNDMR : 13

- Glaucome à début précoce primitif (code 156005)

Groupe de pathologies

  • Glaucome congénital ORPHA:98976
  • Glaucome juvénile ORPHA:98977

Glaucome congénital

Définition

Maladie ophtalmique rare caractérisée par une pression intra-oculaire élevée. Sur le plan clinique, on observe une augmentation du volume oculaire souvent associée à un oedème cornéen.

Résumé

Epidémiologie

Le glaucome congénital (GC) est le type de glaucome le plus souvent rencontré dans la petite enfance. La prévalence à la naissance est estimée à environ 1/45 450 naissances vivantes en Europe.

Les garçons sont plus souvent touchés que les filles et la maladie est bilatérale dans 70 à 80 % des cas.

Description clinique

Le diagnostic est posé durant la première année de vie dans près de 80 % des cas. Il est défini par la triade classique, à savoir, un épiphora, un blépharospasme et une photophobie.

Chez les enfants atteints, on observe un larmoiement et une rougeur des yeux, une opacité de la cornée et une augmentation du volume oculaire résultant de l’étirement de l’oeil immature à la suite de l’augmentation de la pression intra-oculaire.

Les enfants âgés de plus de 3 ans connaissent une myopie progressive et une perte du champ visuel progressant de façon insidieuse.

Etiologie

L’étiologie demeure mal connue, mais la maladie serait due à l’obstruction de l’écoulement de l’humeur aqueuse dans l’angle irido-cornéen, au niveau du trabéculum.

La cartographie génétique des familles affectées a permis d’identifier trois loci chromosomiques, GLC3A en 2p22.2, GLC3B en 1p36 et GLC3C en 14q24.3-q31.1, avec des mutations du gène CYP1B1 (en 2p22.2) situé au niveau de GLC3A. Des mutations des gènes LTBP2 (en 14q24.3) et MYOC (en 1q23-q24) ont également été identifiées.

Méthode(s) diagnostique(s)

Le diagnostic repose sur un bilan ophtalmologique complet qui révèle une cornée opaque dont le diamètre est augmenté et des stries de Haab, une pression intra-oculaire (PIO) élevée (une pression supérieure à 20 mmHg ou une asymétrie de plus de 5 mmHg constitue un signe d’alerte), une chambre antérieure profonde, une insertion trop antérieure de l’iris, un développement incomplet de l’éperon scléral (analysable en gonioscopie), un rapport entre le diamètre de l’excavation (C pour cup) et le diamètre de la papille (D pour disc) élevé de la tête du nerf optique et une myopie et un astigmatisme mis en évidence par un examen de la réfraction.

Un examen sous anesthésie peut être effectué si nécessaire.

Diagnostic(s) différentiel(s)

Le diagnostic différentiel en cas de rougeur et de larmoiement des yeux est l’obstruction du conduit lacrymonasal, la conjonctivite, l’abrasion cornéenne et l’uvéite, et en cas de cornée élargie, est la myopie axiale élevée et la mégalocornée.

Le diagnostic différentiel de l’opacité de la cornée et de l’oedème vise à écarter les dystrophies cornéennes congénitales, un traumatisme survenu à la naissance, la kératite, les anomalies oculaires congénitales ou les maladies de surcharge, tandis que celui de l’excavation papillaire vise à écarter l’excavation physiologique, le colobome papillaire, l’atrophie optique génétique et l’hypoplasie du nerf optique.

Diagnostic prénatal

Le diagnostic prénatal permet de déterminer le risque de la maladie lorsque la mutation est connue dans la famille.

Conseil génétique

La plupart des cas sont sporadiques, dans environ 10 % des cas, on observe une transmission autosomique récessive et une pénétrance variable.

Dans le cas d’une transmission autosomique récessive, un conseil génétique doit être proposé aux couples à risque (les deux parents étant porteurs d’une mutation causale) pour les informer qu’il existe un risque de 25 % d’avoir un enfant atteint à chaque grossesse.

Prise en charge et traitement

La prise en charge du glaucome congénital est principalement chirurgicale, le traitement médicamenteux ayant seulement un rôle adjuvant.

Dans un premier temps, on pratique généralement la chirurgie de l’angle (telle que la goniotomie ou la trabéculotomie), la trabéculectomie ou la sclérectomie profonde. Le choix dépend de la gravité du glaucome et des habitudes du chirurgien.

Les dispositifs de drainage du glaucome et la cyclophotocoagulation au laser diode sont utilisés dans des cas réfractaires. L’amblyopie, la cicatrice cornéenne et la cataracte sont des complications tardives. Une rééducation visuelle précoce est importante pour prévenir l’amblyopie. Les patients peuvent avoir besoin d’un suivi régulier tout au long de leur vie pour surveiller la PIO.

Pronostic

Le pronostic est étroitement lié au moment d’apparition de la maladie ; un diagnostic précoce et un traitement chirurgical rapide contribuent sensiblement à l’amélioration visuelle. La pression est bien contrôlée chez la plupart des patients traités avec succès au cours de la petite enfance qui conservent des nerfs optiques stables et un champ visuel entièrement fonctionnel à l’âge adulte.

https://www.orpha.net/fr/disease/detail/98976

Nombre de cas dans la BNDMR : <10

- Glaucome néovasculaire (code 94058)

Le glaucome néovasculaire est le type de glaucome secondaire le plus courant. Il est généralement causé par la rétinopathie diabétique, l’occlusion de la veine centrale de la rétine et l’obstruction de l’artère carotide, mais peut parfois résulter d’un traumatisme, d’une uvéite ou de tumeurs oculaires.

Il se caractérise par une douleur oculaire intense, un glaucome à angle syéchial, une pression intraoculaire élevée et peut entraîner une perte de vision.

https://www.orpha.net/fr/disease/detail/94058

Nombre de cas dans la BNDMR : <10

- Ectropion congénital de l’épithélium pigmenté de l’IRIS (code 91491)

L’ectropion congénital de l’épithélium pigmenté de l’iris est une anomalie rare, génétique et non syndromique du développement oculaire, caractérisé par la présence de l’épithélium pigmenté de l’iris au niveau de la surface antérieure de l’iris, d’une insertion antérieure de l’iris, d’une dysgénésie angulaire et d’un glaucome progressif à angle ouvert (ce dernier peut survenir pendant la petite enfance ou se développer plus tardivement).

Les patients peuvent présenter des céphalées, des douleurs oculaires, une photophobie, et une rougeur, un larmoiement et/ou un gonflement de l’oeil. Il peut parfois être associé à une neurofibromatose, et plus rarement, à d’autres anomalies oculaires.

https://www.orpha.net/fr/disease/detail/91491

Nombre de cas dans la BNDMR : <10

- Différentes atteintes du nerf optique

ORPHA:637064 (Pathologie) Aplasie isolée du nerf optique

ORPHA:637061 (Pathologie) Hypoplasie isolée du nerf optique

ORPHA:137905 (Groupe de pathologies) Hypoplasie syndromique du nerf optique

ORPHA:519337 (Groupe de pathologies) Maladie avec compression du nerf optique

ORPHA:522512 (Groupe de pathologies) Maladie génétique rare du nerf optique

ORPHA:519351 (Groupe de pathologies) Maladie rare du nerf optique

ORPHA:250972 (Pathologie) Polymicrogyrie avec hypoplasie du nerf optique

ORPHA:397618 (Pathologie) Syndrome d’hypoplasie fovéolaire-défaut de décussation du nerf optique-dysgénésie du segment antérieur

ORPHA:313800 (Pathologie) Syndrome de dystrophie rétinienne-oedème du nerf optique-splénomégalie-anhidrose-céphalée migraineuse

ORPHA:1475 (Pathologie) Syndrome rein-colobome

Nombre de cas dans la BNDMR : <10